Broken mirrors
Fallen pieces -
Reflection of faces -
I used to wear
On my bare arm
One, two, three glimpses of colors
The mist brought them down in lies, anguish, and grief
- In oblivion -
But then, throughout, tough and not rough
The lost thread of dark paths
Of dark moments
Of renewed moments
02/01/2009
Reflexion - Réflection
D'
InSan
à
22:49
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16/11/2008
J'essuie la suie
Je regarde l'azur et il est gris.
Regardez là où je regarde car je ne saurais vous le décrire. Je suis lasse de dire. Je regarde.
Il pleut dehors. Il pleut dans la maison.
Je regarde la pluie qui coule et m'efface comme de la suie.
Regardez-moi disparaître. Regardez-moi regarder. Regardez-moi vous échapper.
Je suis celle qui regarde. Je ne suis qu'une paire d'yeux.
An eye for an eye.
An eye is an eye.
Under the eye lies the lie.
Under the lie I still lie.
Under the lie lies the I.
La pluie s'insinue dans les fentes de la maison et de vos cicatrices ébréchées, goutte aux poutres gonflées d'humidité, se dissipe en vapeurs pour s'infiltrer dans les vêtements, glace aux coins brisés des vitres, se cristallise aux fenêtres et sous vos iris délavés. La pluie brouille vos certitudes, vos sens, vos songes.
D'
InSan
à
00:04
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22/06/2008
Burn it all
Il faut que je me détruise. Je dois griffer, laminer et arracher ma peau. Je dois démembrer mes certitudes. Je dois casser les carcasses superposées de mon armure. Une par une, je les soulèverai, les frapperai, les brûlerai. Et je brûlerai mes souvenirs. Et je brûlerai mon enfance. Et je brûlerai toute la mue immonde dont je dois me dégager, me déloger.
Je serai nue, complètement nue, complètement neuve.
Peut-être trouverai-je du beau à nouveau. Peut-être serai-je libre.
Serai-je jamais libre ?
Serai-je jamais libérée de mes rêves ; libérée ailleurs que dans mes rêves ; libérée de la réalité ?
Il faut partir loin de moi. Loin du moi d’avant.
Il faut percer la peau. Il faut couper les cheveux. Il faut quitter les chaînes.
Il faut brûler les chaînes.
Je ne suis plus amoureuse depuis mille ans. Depuis mille ans, je m’ennuie.
Je voudrais que vous m’emmeniez loin de moi, loin des autres. Je voudrais que vous m’amoureusiez. M’amoureuserez-vous ?
Regarde-moi droit dans les yeux. Dis-moi. Dis-moi ce que tu veux –
Ce silence m’exaspère.
Cette politesse me fatigue.
Cette bienséance me détruit.
D'
InSan
à
13:33
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08/05/2008
Ropeless
J'ai tranché les cordes. Je dors; mes poumons ronflent comme un moteur, comme un chat. Un jour, bientôt, je me réveillerai, et il faudra que je me dépêche. I'll have to hurry up, to let this flow of feelings be carried away, to let it go, to let it express itself with violence. A storm of more-than-dreams.
Sometimes, I think words are useless. I don't know which language I am supposed to use, I want images, and sounds, and smells. I want to be embraced, kissed and touched. I am probably not becoming a passive person; but it is a dream. I am a ghost in a real world. I want the music to reach me as deep as it used to. I want it to pinch the skin, to pierce it, to slide under it. I want it to melt into the blood, to integrate each cell, to make my heart pound loudly. Je veux sentir des picotements d'excitation, être triste ou euphorique, m'envoler ou chuter. Sans corde. Je veux me rendre à moi-même. Je suis fatiguée de cette passivité.
Je suis fatiguée de dormir.
Mais bientôt je me réveillerai.
D'
InSan
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12:16
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18/04/2008
Wam! : What a mess !
J'ai vraiment la tête prête à exploser; et l'étrange impression qu'un milliard d'insectes grouillants et flasques ont décidé d'en faire leur demeure, de la squatter, la coloniser et l'exploiter - s'il y a quelque chose à exploiter dedans. Je me lève le matin, je me prépare, je m'assois et je produis de la dissertation, de la version. En mode automatique. Heureusement que c'est bientôt fini. Sinon - c'est très étrange - j'ai beau avoir un rythme infernal et une sensation du temps qui passe fluctuante, il y a une espèce d'horloge interne qui s'est logée dans mes nerfs - ou ma moelle épinière, pour ce que j'en sais -; je me réveille systématiquement quelques minutes ou dizaines de minutes avant mon réveil, et c'est encore plus marqué pendant le concours blanc qu'en temps de cours. Pourtant je n'ai absolument aucune idée de l'heure à laquelle je m'endors, je me triture la tête avec des pensées délirantes avant le sommeil et pendant suffisamment longtemps pour brouiller toute objectivité dans ma perception du temps. La nuit, je fais des rêves tout aussi délirants, et les rêves les moins étranges sont ceux qui me perturbent le plus : je me demande vaguement quels sentiments peuvent les motiver. Cette nuit j'ai rêvé que Ben nous initiait, Hélène et moi, aux jeux de rôles, et j'étais tellement pénible, je posais tellement de questions qu'on n'arrivait pas à commencer la partie. Je ne sais pas, peut-être que je suis tellement paresseuse que je me sens obligée d'empêcher que les événements soient provoqués.
Parfois je me dis que si je notais mes rêve, j'aurais de la matière pour écrire tout un roman. Le défi serait d'y donner de la cohérence bien sûr, c'est un tel foutoir à l'intérieur de ma tête! Enfin, je suppose que le but du jeu dans la vie sociale, c'est d'avoir l'air d'avoir une tête rangée alors qu'en fait on a tous un gros bordel dans le crâne, plein d'idées sordides, stupides, de fantasmes débridées, de souvenirs à moitié déformés par les "substitutions de l'esprit", et puis bon, quelques idées pertinentes voire intelligentes de temps en temps, tout de même. Quand je laisse mes idées courir comme en ce moment, je pourrais réinventer le monde la tête en bas sans comprendre pourquoi l'hémisphère nord de la planète serait plutôt en haut qu'en bas, au juste. Je posais cette question à une copine, elle m'a dit que c'était à cause de l'orbite des planètes autour du soleil, qu'on préférait horizontal.
N'empêche que même si l'hémisphère sud se retrouve en haut, l'orbite des planètes reste horizontal. Et puis un orbite vertical ça serait sympa aussi.
Et c'est tout le temps comme ça. Arg.
D'
InSan
à
18:38
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06/03/2008
15/12/2007
Ce mot stupide : final !
Laisse-moi te transpercer du regard.
Laisse moi-te regarder.
Regarde-moi.
Let me see through you.
Tu me manques.
Ce n'est pas réciproque.
Mon ventre en surcharge hurle ses battements intestinaux.
I miss you.
Ma gorge retient un je-ne-sais-quoi.
Et ma tête ses fourmillements électriques.
Et mes yeux des larmes qui ne veulent pas couler.
Parce que ce n'est pas réciproque.
Que ça n'a pas vraiment de sens.
Cela t'ennuierait si j'apprenais à te connaître?
Cela te gêne.
Let me see through you.
It hurts me more & more everyday.
Because you are not there.
Et que tu me remplis la tête d'électricité.
Désolée.
Désolée.
Désolée.
I'm sorry.
[c'était il y a plus de trois ans]
Est-ce que je pourrais encore écrire quelque chose de pareil - maintenant?
Je suis une cruche brisée. C'est un grand creux qui souffle.
Pourquoi m'avoir percée? Tout est tellement flou, et vide, et fade.
J'ai tout pleuré. J'ai méprisé mes pleurs et il ne reste qu'une grande amphore pleine de rien.
Et pourtant, j'ai peut-être encore deux ou trois larmes en réserve.
Des images affluent en torrents,
Je rêve de toi
Et le matin, j'espère que je n'aurais pas rêvé de toi.
J'en perds mon français!
Tu m'as remplie de rien. Je t'ai tout donné, et je ne sais plus très bien pourquoi.
J'aimerais que tu me partes très loin. Je veux la mer.
Je veux la musique !
Je suis l'arbalète qui a percé la cruche, et je suis l'amphore percée.
Je peux bien te reprocher des milliers de choses, je sais que c'est moi l'assassin.
Je suis la suicideuse.
Je n'ai pas seulement tué le temps, et les autres et tout ce qui est grand et fou.
Je me suis tuée. Je n'avais peut-être pas mesuré l'étendue du risque que j'encourrais en essayant de faire comme si j'étais quelqu'un d'autre. Quelqu'un d'éduqué.
Je n'ai même pas envie de dire:
Reviens ! Reviens-moi ! ou Regarde ! Regarde-moi ! Laisse-moi juste...
Je ne peux pas dire quelque chose comme ça. Mais je ne le pense pas non plus. Je ne pense plus rien.
Je rêve la nuit. Je rêve de toi, à nouveau. Et je n'éprouve rien que de l'ennui au matin.
Pourquoi j'ai tué la seule chose que j'avais?
Au fond, j'espère que c'est resté encore un peu vivant, un peu chaud, un peu là.
D'ailleurs, on dirait que je pleure, alors, peut-être que...
C'est pour cette chose à l'agonie que je préfère ne pas être sage, et écrire la nuit au lieu de me reposer. Et penser quand même à toi au lieu de te ( mettre entre parenthèses, sans point de suspension. ). Je ne veux plus être productive. Je veux être moi. Même si j'ai grandi.
Et je devrai marcher encore longtemps avant de trouver la clé.
La clé qui ouvre à soi. Magique, fragile, minuscule.
J'aimerais que tu me rendes la larme que tu m'as mangée. S'il-te-plaît. Elle me tenait froid en hiver. Maintenant que tu m'as laissée en paix, je me sens parfois trop à l'aise. Alors, ça manque. Tu comprends? Non. Tant pis.
Rends-moi mes histoires.
Rends-moi ma voix.
Rends-moi mes chants.
Rends-moi toutes ces choses que tu ne m'as pas prises.
Rends-moi ce que j'ai mis dans une petite boîte scellée et celé quelque part. Je ne sais où.
Ne me demandez plus d'être raisonnable, je vois bien que ça me tue.
En vérité, je veux peut-être disparaître mais pas mourir. Je ne veux pas disparaître en laissant un être raisonnable s'approprier mon identité.
Et viens, montre-moi des toîts inhabités où je pourrai réapprendre à pleurer avec les poumons.
Tous ces secrets que je t'ai dits, murmurés, pensés ! Qu'est-ce que tu vas en faire? Est-ce que tu as jamais su que c'étaient des secrets?
Il y avait tellement de "tu" dans ma tête, que ma tête les a tous éliminés. Il n'en reste plus qu'un qui est plein de plusieurs "tu".
Tout te dire ce soir, ça fait du bien; c'est comme un geyser qui explose dans des profondeurs marines et dans des couleurs dont on ignorait même l'existence jusqu'alors.
Peut-être que tu es je, aussi, en partie, surtout, ou ... ?
D'
InSan
à
00:58
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